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Aragon

Il n'y a pas d'amour heureux
 
Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix;
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie.
Sa vie est un étrange et douloureux divorce;
Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin.
A quoi peut leur servir de ce lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains.
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes;
Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte en moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Il n'y a pas d'amour qui ne soit douleur.
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri.
Il n'y a pas d'amourdont on ne soit flétri.
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs.
Il n'y a pas d'amour heureux.

Boris Vian

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

 

La réussite

Rire souvent et beaucoup, mériter le respect des gens intelligents et l’affection des enfants, gagner l’estime des critiques honnêtes et endurer les trahisons de ceux qui ne sont pas de vrais amis, apprécier la beauté, trouver ce qu’il y a de mieux dans les autres, laisser derrière soi un monde un peu meilleur
Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /2006 09:02

Si un scénariste est dans le coin, je lui propose de partir de cette planche est de commencer une histoire, juste pour voir jusqu'ou on peut aller, toutes les idées sont les bien venues.

Par SAGGESI JEAN-PIERRE - Publié dans : saggesi
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Commentaires

Houaouh ton cite est trop beau et aussi trop fort, tout ce que tu fait avec tes doigts et ton imaginaire me laisse tout moue.


Continus petit.


Ton Fan

Commentaire n°1 posté par Ramuscello le 14/08/2006 à 17h38

Avec les doigts je peux faire plein de chose , demande à Gégé.


 

Commentaire n°2 posté par saggesi le 28/11/2006 à 15h46
Il écoutait quoi à la radio ?
Commentaire n°3 posté par casman le 06/12/2006 à 22h20
A toi de me dire trés cher Cassman
Commentaire n°4 posté par saggesi le 07/12/2006 à 07h34
Il écoute France info pour savoir où les flics ont installé des barages car il est recherché à cause du cambriolage qu'il a fait à la société génerale
Commentaire n°5 posté par cassman le 11/12/2006 à 20h25
Je ne suis pas scénariste mais...
1ère image :
Un homme roule à vive allure dans la campagne. Il fuit, il se dépêche on ne sait pas... Se que l'on peut voir c'est qu'il est nerveux. Il se cramponne à  son volant car la route n'est pas sûr.
2ème image :
En fait on s'aperçois très vite qu'il se trouve dans le désert. Il vole au secours de son ami(e). Quelqu'un l'a entérré vivant dans un coin du désert. Il a réussi à avoir l'information en échange de plan qu'il a remis à ses agrésseurs. Oui cet homme travaille pour un cabinet d'architècte très réputé. Son cabinet élabore les plans de la plupart des banques....
3ème images : 
Il allume la radio car le temps n'est pas au beau fixe. Il sait qu'un orage se prépare. Il doit déterrer son ami(e) avant qu'il pleuve. L'emplacement de la tombe se trouve sur un terrain glissant. Ce qui fait qu3il doitr le déterrer avent qu'il ne pleuve sinon il sera emporter par les coulées de boue. Il ne pourra pas le(la) sauver....

Je me suis beaucoup amusé à écrire ceci.
Jean-Yves. (pardon pour les fautes)
Commentaire n°6 posté par Jean-Yves le 28/02/2008 à 07h37

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